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8 décembre 2013

Déclaration en CDEN du 6.12.2013

Pour faire grandir l’Ecole, pour qu’elle soit celle de la réussite de tous les élèves, il nous faut d’autres conditions de travail, une vraie reconnaissance de notre métier.

Hier, dans le Puy-de-Dôme, comme partout en France, les enseignants des Ecoles, les Personnels territoriaux étaient dans la rue pour faire entendre l’impérieuse nécessité d’une rapide amélioration des conditions d’exercice de leur métier.

Oui, la priorité, c’est d’abord et avant tout, la classe et le temps scolaire ! Et, bien qu’un changement de gouvernement ait été opéré depuis plus d’un an, bien que de nouvelles intentions soient affirmées, sur le pont, nous n’en voyons pas la couleur ou tout au moins cela reste terne !

Les 30 postes de la dotation budgétaire 2013 du département ont été vite absorbés par les 750 élèves supplémentaires. Et ce ne sont pas les 2,5 « maîtres de plus que de classes » qui peuvent suffire à l’amélioration du fonctionnement des 516 écoles.

Toujours des classes de 30 élèves en maternelle, toujours trop peu de collègues des RASED pour prendre en compte les élèves en difficulté, même si, une formation pour les maîtres E a vu le jour à nouveau.. Certes 10 moyens de remplacement ont été créés, mais il faudrait multiplier par 2 ou 3 cet apport pour qu’il permette une continuité du Service Public d’Education et les écoles connaissent comme l’année dernière d’importantes difficultés de fonctionnement, quand ce ne sont pas les collègues qui se voient pénalisés financièrement pour pouvoir bénéficier d’un suivi médical.

Ainsi l’impression pour les équipes de courir sans cesse pour préparer, organiser, remédier, quand ce n’est pas tout simplement pour faire asseoir tous les élèves en cas d’absence non remplacée de l’une ou l’un d’entre nous !

Le perpétuel sentiment de tout démarrer et de ne jamais rien finir pour les directrices et directeurs à la recherche de temps pour accomplir l’ensemble de leurs missions.

Et, par-dessus tout, pour l’ensemble des équipes, le constat amer que loin de faciliter la tâche, les IEN multiplient les injonctions et/ou nient les difficultés d’exercice du métier.

Ce que la FSU retient, pour sa part, du rapport récent de l’Inspection Générale, c’est la nécessité de rédiger des programmes qui s’inscrivent dans la durée et en terme de progressivité, dans le cadre d’une scolarité ouverte dès 2 ans et obligatoire jusqu’à 18 ans.

Et de celle d’une formation continue, et en présentiel, beaucoup plus diversifiée et importante qu’actuellement.

La FSU revendique également une formation initiale à la hauteur des enjeux de l’Ecole du 21ème siècle

L’enquête PISA, elle, souligne, concernant le système éducatif français, à la fois l’écart de réussite qui se creuse entre les élèves les plus « performants » et ceux les plus en difficulté et la corrélation avec leur origine socio-économique des élèves et justifie, s’il en était encore besoin, la nécessaire démocratisation de l’Ecole.

Et le fait que l’analyse porte sur une cohorte d’élèves n’ayant pas subi la réforme « 4 JOURS SECS DARCOS » prouve que la cause majeure des inégalités réside autre part.

Néanmoins, la FSU est consciente du fait que ce que vivent les élèves dans les autres temps que le temps scolaire a son importance dans leurs conditions d’entrée dans les apprentissages. Tout comme elle est consciente du fait que si le rythme de travail des Personnels de l’Education Nationale doit évoluer, il en est de même pour celui des élèves.

Mais la FSU exige un cadre national pour le décret définissant l’aménagement de la semaine scolaire et un budget conséquent au niveau de l’Etat pour permettre le fonctionnement d’un Service Public du Périscolaire à côté du Service Public d’Enseignement.

La FSU demande, aujourd’hui comme elle le fait depuis longtemps pour le fonctionnement des écoles sur le temps scolaire, une péréquation des moyens entre les collectivités locales qui fasse que le Droit à des Activités complémentaires à l’Ecole soit garanti partout, pour tous !

Pour qu’il y ait gratuité et accès sur l’ensemble du territoire à des activités de qualité avec du Personnel qualifié et en nombre suffisant ! Et la FSU réclame la concertation la plus aboutie possible localement (enseignants, parents, responsables d’animation, élus locaux) et la prise en compte de l’avis de tous ces acteurs avant toute nouvelle organisation des temps de vie des enfants et des adultes.

En préalable, nous exigeons donc la remise à plat des organisations de semaine mises en place à la rentrée 2013, partout où les équipes enseignantes le demandent. Car ce que nous avons dénoncé depuis un an, c’est le fait que, dans le cadre du décret actuel, les collectivités locales puissent décider seules de cette organisation.

C’est pourquoi, également, la FSU exige la suspension de la généralisation de la réforme à la rentrée 2014 et l’ouverture de discussions pour l’écriture d’un nouveau décret.

Oui nous parlons bien de transformation de l’Ecole et même du Service Public d’Education au sens large du terme !

Oui, cela a un coût et la FSU en a parfaitement conscience. Mais elle estime que l’enjeu, qui est celui de la construction d’une société la plus démocratique possible, en vaut le coup !

L’objectif à atteindre en terme revendicatif étant ce qu’il est, c’est-à-dire, au contraire de la rigueur budgétaire actuelle, fonder la sortie de la crise sur un véritable investissement dans la formation, l’emploi, le développement des Services Publics, dont l’Education Nationale, nul doute que l’action doive se poursuivre et s’amplifier.

La FSU s’y emploiera en recherchant, comme elle l’a fait pour la journée du 5 décembre un cadre unitaire pour son développement.

 

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