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5 avril 2014

Que restera-t-il du ministère de Vincent Peillon ?

Alors que la priorité à l’éducation et plus particulièrement à l’école primaire était un des axes importants du programme du candidat François Hollande, suite au changement de gouvernement, que retenir du ministère de Vincent Peillon ?

La loi sur la « refondation de l’école », promulguée en juillet 2013, même si elle était prometteuse dans ses ambitions (plus de maîtres que de classes, scolarisation des enfants de 2 ans…) a manqué d’une assise budgétaire à la hauteur des enjeux. Elle reste donc actuellement un affichage à concrétiser.

La réforme controversée des rythmes scolaires, sans réel cadrage national des horaires, n’a pas su prendre en compte ni les récriminations des acteurs, ni les facteurs constitutifs (programmes, temps de service des personnels, calendrier scolaire, ressources locales, budget…). De ce fait, elle a engendré plus de mécontentements que de satisfactions et a occulté les principales priorités telles que les effectifs ou la réussite scolaire. C’est donc un dossier à remettre à plat.

La formation initiale des enseignants, sans cadrage national et pour laquelle des textes d’application font défaut, a été réduite à deux années et a donc aggravé le dispositif Darcos. Ses manques ne sont nullement compensés par la création des ESPE dont de nombreuses se heurtent à un budget insuffisant consécutif à l’autonomie des universités. Ce dossier, que le SNUipp-FSU porte depuis l’automne, a fait l’objet de plusieurs alertes au ministère. Il reste donc très nettement à améliorer.

La formation continue s’avère largement en-dessous des attentes et des enjeux de la refondation de l’école. Elle est réduite pour une majorité des collègues à des animations pédagogiques. Le dispositif « m@gister » ne compensera aucunement les manques.

Les emplois d’avenir professeurs, présentés comme un des piliers de la formation des enseignants, sont restés davantage un moyen de lutter contre le chômage plutôt qu’une véritable préparation au métier. Il est donc nécessaire de repenser une formation dès la licence jusqu’au master, avec des pré recrutements comme cela est demandé par le SNUipp-FSU.

Pour les nouveaux programmes, les enseignants n’ont pas été suffisamment associés à leur élaboration. Fort heureusement, un ajustement de la méthode de travail a permis d’étaler leur mise en œuvre et les projets pour la maternelle constituent une avancée significative. Par ailleurs, cette question aurait dû être traitée avant la reforme des rythmes scolaires.

Les chantiers métiers n’ont concerné que 20% des enseignants. De nombreuses décisions restent à prendre : ASH où des départs en formation sont nécessaires, RASED à reconstituer, charges des PEMF et CPC à repenser, missions de la direction d’école, reconnaissance du travail d’équipe, amélioration de l’ISAE…

Les attentes restent donc fortes et le nouveau ministre Benoît Hamon devra rapidement prendre la mesure des charges qui l’attendent. Le SNUipp-FSU lui a d’ailleurs demandé d’être reçu rapidement. La transformation de l’école ne peut se satisfaire d’intentions de bon aloi mais a besoin de moyens à la hauteur des ambitions politiques énoncées et choisies par le suffrage universel en 2012.

 

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