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6 novembre 2015

Les suites du rassemblement AESH du mercredi 4 novembre

A l’appel de l’intersyndicale CGT, FSU, SUD Education, FO, UNSA Education et SGEN-CFDT , une quarantaine de contractuels, enseignants coodonnateurs d’ULIS, parents d’élèves se sont rassemblés à la direction académique du Puy-de-Dôme pour dénoncer la précarité des emplois d’AESH.

L’Inspecteur d’Académie accompagné de son adjoint, de l’IEN-ASH et de la secrétaire générale a reçu la délégation composée de l’intersyndicale, de deux AESH et d’une représentante d’association de parents d’enfants handicapés.

Expression de la délégation

Les organisations syndicales
La précarité des contrats a été dénoncée. La création d’un véritable métier est devenue indispensable suite à la loi 2005. La reconnaissance de cette profession doit passer par l’augmentation des salaires et la possibilité de temps pleins. Le retard de la signature des contrats (en septembre) a été dénoncé. Les besoins en formation ont été relayés. La nature des contrats à temps partiels contraints pose la question de la parité hommes femmes puisque ces emplois sont occupés en majorité par des femmes. L’éducation nationale ne donne pas un bon exemple. Tous les CUI ne peuvent donner lieu à des CDD à cause d’une enveloppe budgétaire insuffisante.

Les représentantes des AESH
La longueur des périodes d’essai supérieures à 6 ans est inacceptable. L’absence d’avantages salariaux à la CDIsation (+ 2 euros par mois) est scandaleuse. Proposer des salaires mensuels de 716 euros après 9 ans d’ancienneté est honteux . Elles ont relayé le besoin de formation et ont exprimé leur incompréhension du refus de l’administration à leur participation à des formations d’enseignants par exemple en langue des signes. Elles dénoncent le fait que des AESH se voient parfois obligées de remplir des missions qui ne sont pas dans leur contrat et demandent le respect de leurs missions.

Les parents
Ils dénoncent le fait que l’éducation nationale ne remplisse pas son rôle de formation des enseignants et des AESH qui sont obligés de s’adresser aux associations pour une formation au handicap. Ils dénoncent une gestions à l’économie des AESH qui ne tienne pas compte des besoins réels des enfants et demandent que la rentrée scolaire soit anticipée.

Réponse de l’Inspection Académique

L’Inspecteur d’Académie répond que l’état joue son rôle en créant et finançant ces emplois contractuels. Il énonce les changements positifs de la scolarisation des élèves en situation de handicap depuis la loi 2005. Cependant il reconnaît la faiblesse des salaires des AESH. L’administration se défend d’une gestion purement comptable des personnels. 12 CUI ont été recrutés en CDD depuis septembre 2015, sur les 23 AESH recrutés. L’IEN-ASH reconnaît qu’il y a eu des problèmes de recrutement en septembre par manque de candidats à cause des dates de contrat décalés par rapport au calendrier scolaire. Il signale l’existence d’un guide à l’usage des enseignants qui travaillent avec des AESH. Une lettre a été adressée à tous les directeurs pour leur rappeler leur responsabilité vis-à-vis des AESH. Des formations sont proposées au Plan Académique de Formation comme enseigner avec un AESH ou travailler ensemble, enseignant, ATSEM, AESH. Une dizaine de rencontres sectorisées sont organisées pour échanger sur les pratiques. L’an dernier, des formations ont été proposées sur le travail collectif, le plan académique proposait une formation sur l’autisme, le transfert, les premiers secours.

La délégation demande une évaluation qualitative sur la scolarisation des élèves en situation de handicap 10 ans après la loi 2005 et des réponses sur la reconnaissance des temps de travail hors présence des élèves, sur l’harmonisation de la gestion des AESH.

L’Inspecteur d’Académie diffère la réponse sur ces questions. La précarité des AESH est désormais connue et reconnue par l’administration.

Il y a donc nécessité d’amplifier la mobilisation et de continuer à s’organiser pour obtenir un statut, des améliorations des conditions de travail et de rémunération. Une action de grève n’est pas exclue.

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