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24 mars 2016

Nouveau corps des psychologues scolaires : quelques repères

Information et décryptage du SNUipp sur l’évolution du statut des psychologues scolaires.

La situation actuelle

Actuellement, la formation universitaire en psychologie des psychologues de l’Education nationale leur permet de posséder et de faire usage du titre de psychologue : ils doivent s’inscrire dans le fichier ADELI de l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui recense tous les professionnels de santé para-médicaux. Les psychologues du 1er degré sont cependant les seuls psychologues auxquels il est demandé d’avoir exercé une profession préalable : celle d’enseignant. Cette situation inconfortable au niveau identitaire (titre de psychologue + statut de professeur des écoles) pose problème sur le terrain notamment par rapport à la posture professionnelle et aux attentes des collègues enseignants et des familles.

Un métier menacé d’externalisation

Par le passé elle a constitué une menace pour la fonction : en 1954, les postes des psychologues des écoles ont purement et simplement été fermés pour cause officielle de pénurie d’instituteurs. Plus récemment, le gouvernement Sarkozy avait envisagé la suppression des psychologues des écoles afin de pallier à l’insuffisance des postes d’enseignants. Leurs missions auraient alors été confiées à des psychologues externes à l’institution.

L’aboutissement d’une revendication du SNUipp-FSU

Le 1er juillet 2015, la ministre de l’Education nationale annonçait officiellement la création d’un corps unique de psychologues de l’Éducation nationale, revendication portée par le SNUipp-FSU depuis 1992. Le décret ad hoc, actuellement en cours d’élaboration, devrait être publié en juin 2016. Le nouveau corps des psychologues comprendra les psychologues du premier degré et du second degré (les COpsy, conseillers d’orientation psychologues) qui eux, ont déjà le statut de psychologue (ils n’ont pas forcément été enseignants au préalable, avant leur carrière actuelle).

Un choix statutaire pour les collègues en activité

Le ministère propose aux psychologues du 1er degré actuellement en poste de faire un choix entre le statut de psychologue de l’Education nationale (accès direct sans concours, avec maintien sur poste) et celui de professeur des écoles en étant détaché dans le corps des psychologues. Une demande d’intégration pourra suivre une période de détachement. Ce choix devra se faire « au plus tard le 30 juin de l’année civile de publication du décret ». L’intégration ou le détachement dans le nouveau corps se fera à égalité de grade et d’échelon.

Un nouveau recrutement

Le DEPS (Diplôme d’Etat de Psychologie Scolaire) connaîtra donc sa dernière promotion en 2016-2017. Dès 2017, les psychologues de l’Education Nationale seront recrutés chez les titulaires d’un master 2 de psychologie (toute spécialité est acceptée) par un concours national. Suivra une année de formation puis des épreuves d’admissibilité différenciées :
- « Education, développement et apprentissages » pour le premier degré,
- « Education, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle » pour le second degré.

Un mouvement académique

Le mouvement se fera en deux phases : inter-académique puis intra-académique.

Pas de changement dans la grille indiciaire

Pour les psychologues du 1er degré, la grille indiciaire proposée par le ministère reste identique à celle des PE (classe normale puis hors classe). Actuellement, les psychologues des écoles perçoivent :
- une indemnité de fonction particulière (834,12 €/an)
- l’ISAE (400 €/an)
- et éventuellement l’indemnité en éducation prioritaire au prorata du temps d’intervention.
Le SNUipp-FSU demande un alignement de l’ISAE sur l’ISOE des COpsy (1200 €/an) et une bonification indiciaire prise en compte dans le calcul de la retraite.

Le temps de service

Le ministère n’envisage aucun changement en ce qui concerne l’évaluation professionnelle (notation par l’IEN de circonscription). Il envisage la création d’une mission de psychologue coordonnateur départemental pour le 1er degré, sans statut hiérarchique. Le temps de service reste de 36 semaines de travail annuel et 24 heures de travail hebdomadaire (hors rédaction des écrits psychologiques, secrétariat administratif, préparation des bilans et des réunions, activités d’étude et de recherche).

Un recrutement insuffisant

Le recrutement actuel est insuffisant : au niveau national, 10 à 15 % des postes sont vacants et les temps partiels sont rarement complétés. Les secteurs d’intervention des psychologues en poste sont alors élargis et leurs missions principalement réduites à effectuer des bilans. En moyenne, un psychologue couvre un secteur de 2 000 élèves : il faudrait créer 2 198 postes pour atteindre le ratio d’un psychologue pour 1 000 élèves.

Un article de Thierry CHANSELME
Membre de la commission nationale SNUipp-FSU Psychologue scolaire

En savoir plus ...

- Le page du SNUipp-FSU consacré aux psychologues scolaires
- SNUipp infos 114 : spécial psychologues
- Pour participer aux discussions concernant le métier, inscrivez vous au forum de discussion « psyedunat » crée par le SNUipp-FSU, ouvert à tout psychologue de l’Education nationale (contact : chanselme2@gmail.com).

A venir : une journée académique de formation

Une journée académique d’information syndicale spéciale psychologues sera programmée en fin d’année scolaire (mai ou juin 2016).

Dernière minute

La FSU (SNUipp et SNES) a été reçue en audience par Bernard LEJEUNE, directeur de cabinet de la Ministre VALLAUD-BELKACEM, le 3 mars dernier. Les psychologues scolaires devront se déterminer administrativement en juin 2017, soit un an après la date prévue initialement et choisir entre intégration ou détachement.

 

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