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24 mars 2016

Objectif 31 mars : très large appel à la grève interprofessionnelle

Salaires à la peine dans la Fonction publique, dérèglementation du code du travail et précarisation de l’emploi : la convergence des luttes sociales, c’est maintenant !

Les journées de mobilisation des 17, 22 et 24 mars à l’initiative des organisations de jeunesse ont été une réussite. Les jeunes, très concernés par ce projet de loi, se sont fortement mobilisés avec le soutien des organisations de salarié-es. Localement les différentes manifestations ont réuni entre 2 000 et 3 000 personnes.

La preuve est faite que les annonces du Premier ministre pour aménager la loi travail n’ont visiblement pas convaincu et ce malgré l’offensive gouvernementale largement relayée.

La construction du Code du travail en France est issue d’un siècle entier de grèves et de négociations. Les lois et les conventions internationales concernant les durées légales, le SMIC, les conditions de travail, les institutions représentatives du personnel, la santé, l’hygiène, la sécurité, et les droits attachés aux licenciements sont le fruit des combats acharnés menés par les luttes des organisations syndicales.

Il en est de même de la construction du statut de la fonction publique.

La volonté affichée de simplification dissimule un projet de déréglementation qui vise à affaiblir les droits des salarié-es en élargissant les possibilités pour la négociation d’entreprises de déroger au code du travail en défaveur des salarié-es. En réalité le droit du travail n’a jamais été aussi complexe que depuis que se sont multipliées les dérogations à la loi en faveur du patronat. Le but du MEDEF et du gouvernement n’est pas de simplifier le droit du travail mais de mettre la négociation collective au service de la compétitivité et des employeurs et d’aboutir à un code du travail facultatif pour sa plus grande partie.

Ne nous y trompons pas. L’ensemble des salarié-es est visé. Le Premier ministre préconise le même breuvage pour la fonction publique : « il faudrait un rapport Combrexelle pour la fonction publique ». D’ores et déjà un agent sur cinq est soumis au système du contrat. Et Macron affirme que le statut des fonctionnaires n’est plus ni « adéquat » ni « justifiable ».

Dans l’immédiat, le débat sur la loi est loin d’être terminé. La réécriture du texte ne touche pas au cœur du projet qui contient toujours de multiples régressions. Ce nouveau projet de texte ne répond donc pas aux aspirations fortes, exprimées par les jeunes, les salarié-es et les chômeurs pour l’accès à l’emploi et sa sécurisation. La création d’emplois de qualité ne peut pas être synonyme de la casse du code du travail mais nécessite en revanche un changement de politique économique et sociale.

Si nous n’y prenons garde, demain, il en sera de même pour le statut de la Fonction publique.

C’est donc pour s’opposer à cette nouvelle régression sociale que les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL et FIDL appellent à se mettre en grève et à manifester le jeudi 31 mars pour demander clairement et sans ambages le retrait de ce qu’il reste de la loi El Khomri.

Informations sur la manifestation et communiqué intersyndical à venir. Suivre les informations sur le site...

La lettre aux parents
En pièce jointe à télécharger

Madame, Monsieur

Votre enfant n’aura pas classe le 31 mars. Les enseignants seront en grève avec les salariés du public et du privé.

Sous prétexte que le Code du travail serait trop compliqué et que simplifier les licenciements permettrait de mieux embaucher, le gouvernement attaque les droits des salariés. La jeunesse, particulièrement touchée par le chômage, ne s’y est pas trompée.

Nous serons dans la rue aux côtés des jeunes, des salariés du privé pour nous opposer, entre autres à :

- la facilité de licencier pour motifs économiques ;
- la remise en cause des 35 heures, avec des heures supplémentaires qui pourraient ne plus être payées ou beaucoup moins et avec l’obligation de les accepter ;
- des accords de branches moins favorables que le Code du travail, à l’inverse d’aujourd’hui ;
- la limitation voire à la suppression des visites médicales pour les salariés.

Le débat sur le travail doit s’engager non pas sur la limitation des droits des salariés, mais sur la construction de droits nouveaux : faciliter l’offre de formation, améliorer les conditions de travail, prévenir la santé au travail pour faire face à la situation économique et sociale et au chômage.

Nous nous engageons à vos cotés et comptons sur votre soutien et votre compréhension.

Les enseignants de l’école

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