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27 octobre 2016

CIAS : les syndicats veulent redéployer les crédits non consommés

Craignant une sous-consommation du budget, les syndicats ont boycotté unanimement pour la première fois le comité interministériel d’action sociale, jeudi 20 octobre. Les organisations syndicales souhaitent redéployer ces crédits sur des "lignes prioritaires", comme le nombre de places offertes en crèche.

Deux, voire 3 ou 4 millions d’euros. C’est le montant des crédits non consommés du budget de l’action sociale interministérielle, selon les organisations syndicales. Un objet de litige avec l’administration.

Initialement prévue jeudi 20 octobre, la réunion du comité interministériel d’action sociale (CIAS) a, en effet, été unanimement boycottée par les syndicats représentés au sein de l’instance (CGT, FO, FSU, Solidaires, CGC, Unsa, CFDT).

Créé par un décret 2006, cette structure de concertation et de pilotage est chargée de proposer les orientations de l’action sociale en faveur des agents de la fonction publique d’Etat tout en les faisant bénéficier de diverses prestations (aide aux familles, logement, restauration, …).

Sous-consommation

Au cœur du conflit : la sous-consommation des crédits de l’action sociale. "Structurelle" selon, le président CGT du CIAS, Ivan Baquer, celle-ci ne devrait pas seulement atteindre deux millions d’euros comme toutes les années "mais bien plus, trois voire quatre millions" précise le syndicaliste.

Cette démarche est "assumée par l’Administration" affirme l’intersyndicale dans un communiqué commun, et ce, "alors que les besoins des agents sont loin d’être couverts et que nombre d’entre eux éprouvent de grandes difficultés dans leur quotidien".

Crèches et garde d’enfants

Le président CGT du CIAS recommande de rediriger le redéploiement des crédits vers des domaines jugés "prioritaires", à savoir le nombre de places en crèches ou encore la garde des enfants des fonctionnaires au travers des chèques emploi service universel (CESU).

Au cours d’un entretien avec le directeur général de l’administration et de la fonction publique (DGAFP), Thierry Le Goff, les organisations ont donc proposé d’attribuer les crédits non consommés à la réservation de nouvelles places en crèches. "4 000 berceaux sont au minimum nécessaires pour les agents de la fonction publique d’Etat or il n’y a que 2813,5 places réservées sur le territoire national constate Ivan Banquer. La plus récente enquête montre que 201 nouveaux berceaux sont souhaités par nos SRIAS (les sections régionales interministérielles d’action sociale, ndlr)". A elles-seules, les 201 nouvelles places représenteraient un marché de 1 979 061 euros.

Les syndicats proposent également d’abonder la limite du chèque emploi service universel (CESU), que l’Etat attribue aux agents pour les aider à rémunérer les frais de garde de leurs enfants de moins de six ans. Actuellement, le montant de cette aide s’élève, en fonction des ressources et de la situation familiale, entre 265 et 840 euros par année pleine et par enfant à charge. Grâce aux crédits non déployés, "nous pouvons abonder la limite du CESU uniquement pour ceux qui l’ont reçu pour la première fois cette année" assure Ivan Baquer.

Reste à savoir si ces propositions convaincront l’administration. Compte tenu du boycott de l’intersyndicale, la prochaine réunion du comité interministériel d’action sociale est prévue jeudi 3 novembre

 

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