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2 décembre 2016

Echec et maths : Fillon et Sarkozy responsables et coupables

Les désastreux résultats de l’enquête internationale Timss sont sans appel : en fin de CM1, les jeunes français ont un niveau nettement inférieur à la moyenne des 49 pays participant à l’enquête. La ministre VALLAUD-BELKACEM souligne sans ambage la responsabilité des programmes de 2008 et de la suppression de la formation avant 2012.

De mauvais résultats généralisés

L’enquête internationale menée par l’IEA (International Association for the Evaluation of Educational Achievement), Timss (Trends in International Mathematics and Science Study) évalue le niveau de compétences en maths et sciences à trois niveaux, dont celui du Cm1 où la France concoure avec 48 autres pays.

En fin de CM1, le score des jeunes français est de 488 en maths et 487 en sciences. La France se situe nettement en dessous de la moyenne des 49 pays participants qui est de 500 points et en dessous de la moyenne européenne qui est de 527 points en maths et 525 en sciences. Ils sont aussi en dessous de la moyenne Ocde : 528 et 527.

Ce bas niveau est général. Seulement 23% des élèves français ont un bon niveau en maths contre 48% des européens et 42% de tous les participants. En sciences c’est respectivement 22, 45 et 46%. Avec ces résultats la France se retrouve 22ème sur 22 en Europe.

Lire l’intégralité de l’article paru dans le Café Pédagogique

Des responsables clairement identifiés

"Il ne faudra pas en rester aux commentaires. Il va falloir s’engager à renverser les choses". Commentant pour le Café pédagogique, les résultats de TIMSS 2015, Francette Popineau, co-secrétaire générale du Snuipp, pointe des actions à mener de façon urgente.

"On voit les effets des mesures de l’époque Sarkozy", explique Francette Popineau, pour expliquer les mauvais résultats de la France dans Timss, la grande enquête internationale en maths et sciences couvrant le Cm1. "Ceux qui voudraient faire un copier coller après 2017 doivent voir que ça ne marche pas".

"Les programmes de 2008 (préparés par Fillon et De Robien dans la continuité des adaptations de ceux de 2005) étaient trop versés vers les automatismes et pas assez vers la compréhension. Ils demandaient de faire trop de choses trop tôt. Finalement on constate qu’ils n’étaient pas adaptés au rythme des élèves". Francette Popineau rappelle aussi la suppression de la formation initiale des maîtres sous le gouvernement Fillon.

Elle voit d’autres facteurs : le manque de matériel pour enseigner les sciences, le nombre d’élèves par classe plus important en France qu’ailleurs ("on est 2ème en Europe sur ce point"). Joue aussi le fait que les enseignants ont rarement eu une formation scientifique car le niveau de salaire est trop bas dans l’enseignement.

Que faire ? "Les résultats de Timss sont dangereux car ils vont aussi démoraliser les enseignants qui travaillent beaucoup pour la réussite des enfants. Maintenant il faut que les politiques prennent la mesure de qui peut être fait. Dans la plupart des pays d’Europe on a des groupes classe de 20 élèves et souvent deux enseignants par classe, un d’eux étant référent scientifique. Il est donc urgent de réduire le nombre d’élèves par classe et d’augmenter le nombre des enseignants surnuméraires (plus de maitres que de classes). Il faut aussi plus de formation continue pour les enseignants".

Elle relève que "les enseignants n’ont toujours pas reçu une version imprimée des nouveaux programmes" et que leur accompagnement est très insuffisant. "Sans accompagnement les professeurs continueront à utiliser les programmes qu’ils maitrisent".

Reste le plus dur. "Il faut aussi rassurer les enseignants sur la durabilité des nouveaux programmes. Il faut que les politiques comprennent que l’école a besoin de sérénité". Or actuellement les propositions faites pour l’après 2017 mènent "au recul".

Dans l’immédiat, il est donc encore temps de renouer avec un grand plan de formation continue en présentiel à la hauteur des enjeux de la refondation de l’école. Et cela, nous n’avons de cesse de le répéter et de le revendiquer. La Ministre le sait.

Cet article reprend une partie des textes de François JARRAUD publiés dans le Café Pédagogique.

 

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