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25 mai 2017

L’IA va-t-il devoir réviser la carte scolaire ?

Des signes qui ne trompent pas : alors qu’il avait déclaré attendre septembre pour les ultimes mesures, l’Inspecteur d’académie du Puy-de-Dôme vient d’enclencher la procédure d’une carte scolaire d’ajustement, pour le mois de juin : groupe de travail, CTSD et CDEN d’ici le 6 juillet prochain.

Simple mesure de précaution ou consigne du ministère... alors qu’en dehors des effets d’annonce, rien n’a encore été acté officiellement.

Invitée de la matinale de Radio-France Puy-de-Dôme puis interrogée par le quotidien La Montagne-Centre France, Joëlle MASSON, co-secrétaire du SNUipp 63 a déclaré dans sa grande sagesse "qu’une rentrée ne se prépare pas en trois mois !"

Nous reproduisons l’intégralité de l’article de Cécile Bergougnoux paru aujourd’hui 25 mai dans La Montagne.

Le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUipp-FSU 63) a fait part, ce mercredi, de ses inquiétudes pour la rentrée 2017 dans les écoles primaires du Puy-de-Dôme. La carte scolaire, qui était bouclée, pourrait être remise en cause.

Budget, répartition des moyens humains, carte scolaire… La rentrée 2017 était bouclée dans le Puy-de-Dôme. Ce n’est peut-être plus le cas.

C’est la crainte du Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles du département. Le SNUipp-FSU 63 a souhaité, aujourd’hui, mettre en avant ses inquiétudes pour la rentrée dans le premier degré (les écoles primaires). En cause, la réforme souhaitée par le président de la République… dès la rentrée 2017.

« Nous nous sommes surpris que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, qui a fait partie de l’Éducation nationale, s’engage dans cette voie. Il sait qu’une rentrée ne se prépare pas en trois mois ! » s’étonne Joëlle Masson, co-secrétaire de la section départementale du SNUipp-FSU.

« Le dispositif "plus de maîtres que de classes" est sacrifié en zones prioritaires (REP et REP+) ».

De 21 élèves, comme c’est actuellement le cas dans le Puy-de-Dôme, les classes de CP et CE1 seraient dédoublées et passeraient à douze élèves.

« Attention, nous demandons depuis longtemps l’allégement des effectifs, qui est un élément de réussite des élèves. Ce qui est regrettable, c’est que pour avoir les moyens nécessaires à ce dédoublement, on sacrifie le dispositif “plus de maîtres que de classes” qui donne satisfaction et que ce soit fait dans la précipitation ».

Ce dispositif "Plus de maîtres que de classes", né il y a quatre ans, affecte à chaque école classée REP et REP+ un enseignant surnuméraire pour co-intervenir dans les classes, prioritairement les CP, CE1 et CE2.

À la rentrée 2017, ils sont ainsi quinze équivalents temps plein dans le département. Il y aurait plus d’une vingtaine de classes à dédoubler.

« On s’attend donc à une nouvelle carte scolaire d’ici début juillet avec, peut-être des fermetures de classe, pour “récupérer” des enseignants et permettre ce dédoublement des CP » craint la syndicaliste (*).

A ce constat, s’ajoute une problématique de locaux. Que faire pour les écoles qui n’ont pas de classe disponible pour accueillir ces CP dédoublés ?

Rythmes scolaire : une carte blanche donnée aux maires

Autre sujet d’inquiétude, pour le premier degré, du SNUipp-FSU 63 : "La carte blanche donnée aux maires concernant les rythmes scolaires. En clair, c’est revenir sur la semaine de quatre jours et l’harmonisation réalisée par la dernière réforme" explicite Joëlle Masson.

Les maires vont-ils s’emparer de cette carte blanche ?

"C’est un peu tôt pour le dire" convient la syndicaliste mais elle souhaite souligner "la légitime inquiétude des enseignants qui se sont adaptés, qui ont mis en place des organisations du travail pas toujours très évidentes. Et aujourd’hui, il faut à nouveau tout revoir, au mépris de tout ce travail ? Nous demandons à ce que tout soit remis à plat au niveau national, qu’il y ait un cadrage. Nous ne sommes pas contre réformer mais pas comme ça !".

Et d’ajouter que cela va aussi impacter l’organisation des activités périscolaires, "il y a des emplois en jeu !".

En attendant, le syndicat a lancé une consultation de tous les enseignants du premier degré dans le département sur son site internet. Preuve de la réalité de l’inquiétude, "en une demi-journée, mardi, nous avons eu une cinquantaine de retours". La consultation sur la semaine de quatre jours ou de cinq jours, avec cours le mercredi ou le samedi matin, est ouverte jusqu’au 31 mai.

Cécile Bergougnoux

(*) En période de réserve pour cause d’élections, le directeur académique n’a pu répondre à nos questions hier.

 

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