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27 mai 2017

Les annonces en trompe-l’oeil du ministre Blanquer

C’est dans une école de l’Oise classée en REP+ que le ministre Blanquer a présenté le dédoublement des classes de CP de l’éducation prioritaire. Et si cette réforme en cachait une plus profonde ?

Pour le ministre Blanquer, il s’agit de trouver les enseignants pour assurer les dédoublements de classes et déterminer combien de classes pourront être dédoublées.

En marche forcée et à vue

Le 22 mai, sur une radio périphérique, le ministre Blanquer a avancé le nombre de 2 200 classes ce qui représente moins de la moitié de ce qui était prévu. Il y a environ 8 000 classes de CP en éducation prioritaire dont 850 ont plus de 24 élèves, 1 500 moins de 13 et 5 600 entre 13 et 24.

Le lendemain, le ministre Blanquer annonce que 2 300 classes devraient être concernées à la rentrée. C’est une centaine de plus que la veille. Mais impossible de savoir comment ce nombre est établi. A partir de combien d’élèves le dédoublement sera-t-il effectif ?

"On adaptera pour la rentrée ce qu’il est possible physiquement et humainement de faire", affirme le ministre. "Les professeurs seront là", promet le ministre. "Il n’y aura pas de problème car il y a des créations de postes et les recteurs et les inspecteurs sauront s’organiser". "Certains seront des maitres surnuméraires. D’autres viendront des moyens des inspections. C’est un sujet technique", précise le ministre.

Pour autant, le sort des "PMQC" ne semble pas tranché, le ministre expliquant qu’il ne "veut pas casser le dispositif". Autorisera-t-on les maitres + à rester là où ils sont appréciés ? Devraient-ils dans ce cas voir leur action recentrée sur les CP ?

Le ministre a rencontré la FSU sur cette question (entre autres) le 23 mai.

Une réforme en cacherait-elle une autre ?

Son objectif est clair : "On lance l’opération 100% de réussite en CP", et "l’an prochain dans toute la France on sentira ce dynamisme. Nous voulons remédier aux problèmes à la racine".

Et dans la foulée, le ministre précise ce dynamisme : "Il faut à l’école maternelle acquérir un vocabulaire solide, une conscience grammaticale. Plus j’ai de vocabulaire, plus je comprends de choses. Plus j’ai de grammaire mieux j’orthographie. Moins j’ai de vocabulaire plus je suis violent. Plus j’ai de vocabulaire plus je suis sociable".

En voulant recentrer le CP sur la lecture, l’écriture, le calcul et la capacité à vivre en société on retrouve les fondamentaux chers aux antipédagogistes.

Et le ministre se veut "pragmatique" en déclarent préparer déjà des formations. "On va déployer de la formation continue et initiale" promet-il. "Soyons rassemblés pour faire réussir nos enfants". Le ministre ambitionnerait-il de retoucher les programmes comme l’avait fait l’un de ses mentors (De Robien) en 2005 ?

De quoi être inquiets, quand on connaît son propre bilan après son passage à la DGESCO.

Manifestation du SNUipp dans l’Oise

Communiqué de presse du SNUipp de l’Oise

 

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