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29 mai 2017

Le ministre Blanquer déroule sa feuille de route

Même si des incertitudes persistent dans son discours, le ministre Blanquer déroule sa feuille de route... à pas de loup.

Interview au journal Le Point le 25 mai et intervention au congrès de la fédération de parents d’élèves PEEP le 26 après avoir reçu la FSU et ses syndicats le 24 mai, le ministre s’active par petites touches qui constituent en fait plusieurs piliers d’une réforme qui se met en marche conformément au programme du président Macron.

Les devoirs faits à l’école

"Il est important que chaque enfant puisse travailler individuellement, au calme, pour faire des exercices, répéter ses leçons ou exercer sa mémoire.. Il est évident qu’il y a des disparités entre les élèves suivant la situation familiale. Il doit y avoir des devoirs et ils doivent pouvoir être faits au sein de l’établissement grâce à un temps d’étude accompagné. Cela s’appellera "devoirs faits", déclare le ministre.

La question reste celle de l’encadrement. Ces heures d’études seront-elles faites par les enseignants ou seront-elles confiées à des jeunes du service civique ? Qu’en sera-t-il à l’école primaire ?

Une disparition progressive des PDMQC ?

Dans un entretien donné à l’AFP le 26 mai, le ministre précise que les "PMQDC" pourraient se maintenir à certains endroits. " Il y a des endroits où le dédoublement" des classes de CP "est faisable physiquement et d’autres où ce sera difficile".

"Jean-Michel Blanquer montre que sa position a évolué sur les PDMQC depuis nos interventions", souligne Francette Popineau. "Mais il reste flou dans la gestion des maîtres surnuméraires. Il n’est pas capable de dire où il prendra les postes pour les dédoublements. S’il ne compte que sur des volontaires pour dédoubler les CP il ne va pas y arriver. Ça nous inquiète car il n’y a pas de trésor de guerre. Il reste des postes non affectés dans les départements, environ 1 200, et ils sont destinés aux ajustements de rentrée. Il ne faudrait pas faire les dédoublements aux dépens des ouvertures de classes".

"On va travailler avec les communes et l’association des maires de France pour aider les communes à réaliser les premiers aménagements nécessaires au dédoublement des CP avec une enveloppe budgétaire" a déclaré le ministre. Le montant est évalué à plus de 200 millions d’Euros.

Comme le ministre table sur environ 2 000 classes dédoublées à la rentrée 2017, cela concernerait à peu près la moitié des PDMQC qui seraient affectés en CP à moins que les autorités locales trouvent d’autres solutions. Les autres pourraient suivre à la rentrée suivante. Le discours ministériel semble donc moins rassurant qu’il y a quelques jours.

Décision définitive sur les rythmes en 2018

Les municipalités qui le souhaiteront " pourront, si elles sont prêtes, à la rentrée prochaine changer leur dispositif avec le soutien des institutions de l’Éducation nationale", a déclaré le ministre, selon l’AFP, le 26 mai. Cela prendrait la forme d’expérimentations avant un texte plus global en 2018.

Sur les rythmes, "on a un point d’accord", rappelle Francette Popineau, "rien ne prouve les bienfaits de la semaine de 4 jours ou de 4 jours et demi. Tout dépend de l’organisation de la semaine". "On a demandé que la décision de faire de nouveaux rythmes ne soit pas donnée aux seuls maires. Il nous a dit que la question repose sur les acteurs locaux et que certaines municipalités seront en capacité d’’expérimenter dès la rentrée 2017 de nouveaux rythmes. Sur cette question, la vraie décision devrait avoir lieu pour la rentrée 2018. Le ministre devrait publier un texte très rapidement.

Ajustement prévisible des programmes

Enfin, le ministre a été plus précis sur les programmes de français et d’histoire. "L’apprentissage du français repose sur le vocabulaire et la grammaire. La progression de l’élève doit se faire selon un programme, clair, explicite et structuré". En histoire, le ministre veut que l’on avance "de façon structurée et explicite : aller du simple au complexe. Il est normal de déployer une chronologie narrative", reprenant au passage l’accusation de l’absence de chronologie dans les programmes d’histoire. Ce qui est faux. Pour le ministre Blanquer, "Le pédagogisme doit désormais relever du monde d’hier".

Des propos qui renvoient aux sinistres années De Robien et qui n’offrent aucune perspective sérieuse pour la formation des maîtres et la transformation de l’école.

 

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