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4 octobre 2017

Quelle place pour l’école dans le grand plan d’investissement ?

Première des annonces budgétaires du gouvernement, le 25 septembre, le grand plan d’investissement du quinquennat veut "transformer le pays" et "assurer une croissance durable". Il devrait mobiliser 57 milliards. Quelle sera la part dévolue à l’Education nationale ? Extraits d’un article du Café Pédagogique du 26 septembre.

Quelle place pour l’Education ?

Le programme prévoit 15 milliards pour "édifier une société de compétences". Il s’agit de former un million de chômeurs de plus de 25 ans avec des formations "qualifiantes à l’écoute des besoins des personnes et des recruteurs" et "un million de jeunes décrocheurs".

La lutte contre le décrochage est une des politiques réussies du gouvernement précédent qui a réussi à faire passer le nombre de décrocheurs de 140 000 à 90 000 par an, un taux inférieur à celui de nos voisins. Cela s’est fait grâce à un arsenal de mesures où l’Education nationale a une bonne place.

Ces efforts semblent cependant méconnus du gouvernement qui résume la situation en une phrase que le Medef apprécie probablement : "notre système éducatif est performant pour un petit nombre d’élèves". On verra si le nouveau gouvernement fait mieux...

Que propose le plan à l’éducation nationale ?

Le plan est encore présenté dans de trop grandes lignes pour estimer la part de l’éducation nationale. "Le Grand Plan d’Investissement financera des expérimentations dans l’éducation nationale et accompagnera les transformations du premier cycle universitaire, afin d’améliorer la formation initiale des jeunes, leur orientation au lycée comme à l’université et leur insertion professionnelle", annonce le gouvernement.

Des impacts dans la formation des enseignants

Afin de "promouvoir les expérimentations en faveur de la formation des maîtres et des professeurs", "le Grand Plan d’Investissement sera mobilisé pour financer des expérimentations innovantes en faveur de la formation des maîtres et des professeurs, sur une logique d’appel à projet, propice à promouvoir l’excellence et à faire émerger de nouvelles solutions. La formation des professeurs est un des déterminants fondamentaux de la réussite des élèves, notamment de ceux les plus en difficulté... Il importe donc que les institutions universitaires où se forment les enseignants de demain deviennent, dans leurs domaines, des pôles de recherche sur des pratiques pédagogiques nouvelles. Dans cet esprit, une série d’écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) seront sélectionnées par appel à projet sur le quinquennat pour inventer de nouveaux modèles. La sélection portera sur les projets de recherche, d’innovation pédagogique et de partenariats internationaux portés par ces établissements. Les ESPE lauréates bénéficieront d’une dotation leur permettant de mettre en oeuvre ces projets. Cette initiative bénéficiera d’une enveloppe initiale de 35 millions d’euros".

On notera qu’il s’agit d’une somme très modeste par rapport au soutien à l’innovation dans les entreprises par exemple (5 milliards).

Quel financement ?

Un plus grand flou encore entoure le financement du plan. 12 milliards seront prélevés sur le budget existant des ministères. 11 milliards seraient empruntés par l’Etat notamment auprès de la Caisse des dépôts. L’essentiel sera donc prélevé sous forme d’impôts nouveaux.

Affaire à suivre mais les luttes sociales en cours et à venir pourraient fort bien rattraper le gouvernement Philippe et l’obliger à ajuster sa copie.

Intégralité de l’article de François Jarraud.

 

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