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16 janvier 2018

Rythmes : pas d’ingérence des collectivités territoriales dans les horaires des enseignants

Face à la diversité des organisations à l’initiative des collectivités territoriales, le Conseil syndical du SNUipp-FSU 63, réuni le mercredi 10 janvier 2018, exprime sa position sur la question des rythmes scolaires et dénonce la multiplication des horaires de travail des enseignants.

Le 12 décembre 2017, le Maire de Clermont-Ferrand annonçait officiellement le maintien à 4 jours et demi de classe après avoir consulté les associations de parents d’élève, les directeurs et directrices d’écoles ainsi que divers partenaires.

Le 21 décembre 2017, la communauté urbaine du Grand Reims annonçait qu’elle allait acter le retour à 4 jours après avoir consulté les familles…

A Nice, la décision a été prise par le Maire Christian Estrosi (LR), dès la publication du décret Blanquer. Opposé depuis le début à la réforme des rythmes scolaires qui avait été mise en place sans concertation et imposée aux collectivités, le maire de Nice s’est toujours battu pour que sa ville puisse choisir librement l’organisation de son temps scolaire.

A Montpellier, le maire divers gauche, Philippe Saurel, a annoncé le 22 juin lors du conseil municipal que la ville allait tester le retour du dispositif sur deux groupes scolaires.

Dans le Rhône, des communes ont fait passer des délibérations à ce sujet lors des conseils municipaux, organisés au début du mois de juillet 2017. Ainsi, il n’y aura plus classe à Oullins, Tassin, Mornant, Solaize, Toussieu, Jons, Orliénas, Saint-Pierre-de-Chandieu... A Vaulx-en-Velin, la mairie réfléchit encore... Par contre, Lyon et Villeurbanne ont indiqué qu’elles conserveront les rythmes actuels, le retour à quatre jours étant très compliqué à organiser dans des délais si courts.

Si Strasbourg a décidé de ne pas toucher à la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2017, la ville a précisé qu’elle se donnait « le temps de la réflexion » pour 2018.

Première commune à être passé à la réforme des rythmes scolaires en 2013, la maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), n’a pas l’intention de revenir dessus, considérant une mesure "bonne pour les apprentissages avec le passage à cinq matinées de travail".

A Toulouse, aucun enfant n’a jamais expérimenté la semaine de 4 jours ! Et cela ne devrait pas arriver de sitôt. Le maire Jean-Luc Moudenc (LR) a critiqué l’empressement du ministre. Avec les autres maires des grandes villes de France, il a obtenu qu’aucune commune ne soit forcée de revenir à la semaine de 4 jours.

A Nantes, pas question de revenir sur la réforme des rythmes scolaires. La maire Johanna Rolland (PS) n’a aucune envie de compliquer la vie des élèves en rechangeant les règles du jeu.

Enfin à Lille (PS) on va à l’école le samedi matin mais ça grogne.

On pourrait multiplier les annonces et initiatives locales décidées plus ou moins démocratiquement par les collectivités territoriales.

Cette liste non exhaustive montre les conséquences néfastes des différentes réformes des rythmes scolaires de ces dernières années. La question centrale n’est pas de se positionner pour un rythme à 4 jours ou un rythme à 4,5 jours ou de veiller à ce que les différents décrets soient respectés.

Ce que mettent en évidence ces quelques exemples est que ces différents décrets permettent à chaque municipalité de choisir son rythme et ainsi d’imposer aux enseignants leurs horaires de travail.

Le décret Blanquer (Décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017) renforce la mainmise des collectivités territoriales sur l’enseignement primaire au détriment d’un véritable cadrage national, poursuivant ainsi une politique initiée dès 2008 par l’ancien ministre Darcos.

Il est donc aujourd’hui, et plus que jamais, important de réaffirmer notre position.

Le SNUipp-FSU 63 se prononce :
- pour la fin des APC et la fin de la mise sous la tutelle des collectivités territoriales des enseignants du primaire,
- pour un véritable cadrage national de l’enseignement primaire,
- pour que le SNUipp-FSU exige le retrait des décrets Blanquer, Hamon (Décret n° 2014-457 du 7 mai 2014), Peillon (Décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013).

Le Conseil syndical du SNUipp-FSU 63 décide de communiquer cette prise de position à tous les syndiqués, à l’ensemble des écoles primaires du département ainsi que lors du prochain conseil national.

 

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