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5 avril 2011

Dispositif "CLAIR"

Alors que le dispositif programme d’expérimentation Collège Lycée Ambition Innovation Réussite (CLAIR) faisait suite aux Etats Généraux de la sécurité à l’école d’avril 2010, il n’aura fallu attendre que 6 mois pour que le ministre décide seul d’élargir ce dispositif aux écoles sans aucun bilan et sans concertation. Du coup, les CLAIR se sont pris le « E » de l’école sur la tête, transformés en un rien de temps en ECLAIR. Les 1721 écoles classées en RAR ont vocation à intégrer les ECLAIR à la rentrée 2011.

Qu’en est-il pour le Puy-de-Dôme ?

En ce qui concerne la méthode employée Le SNUipp ainsi que les syndicats du 2nd degré de la FSU (SNES et SNEP) dénoncent la grande opacité dans laquelle les écoles et les 4 collèges de l’académie viennent d’être désignés pour la rentrée prochaine. C’est dans le mépris et sans aucune consultation des Conseils d’Ecole et des Conseils d’Administration que les personnels travaillant dans ces établissements ont appris qu’ils intégraient ce dispositif.

Des raisons d’être inquiets pour les élèves

La question de l’avenir de l’éducation prioritaire dans les réseaux n’entrant pas dans le dispositif ECLAIR (RRS, REP, RAR) est posée. La volonté affirmée du Ministère de généraliser ce dispositif supprimerait, à terme, tout autre forme d’éducation prioritaire (type ZEP, REP, RRS, zone sensible) et constituerait donc, pour tous les élèves, en particulier les moins favorisés, une régression extrêmement importante, aucun moyen particulier n’étant prévu ! L’enseignement à minima qui se profile tourne le dos à toute volonté de démocratisation de l’Ecole.

Des raisons d’être inquiets pour les enseignants

En collège, le SNES et le SNEP dénoncent encore ce qui est en fait l’objectif prioritaire de ce programme : un bouleversement des carrières des personnels, dans les établissements concernés d’abord, de façon générale par la suite. En effet, c’est le chef d’établissement, s’appuyant sur le préfet des études, qui recrutera et notera les enseignants et CPE, sur la base de contrats d’objectifs les liant pour 3 ans à ses desiderata arbitraires. Il pourra mettre en œuvre une organisation dérogatoire aux programmes et/ou aux horaires des enseignements, ou modifier la répartition dans l’année… C’est la mise en place d’une évolution de carrière par contrat et des « indemnités pour fonctions d’intérêt collectif ».

Dans les écoles, le SNUipp s’oppose fermement à cette vision ultra-libérale de l’école et de la « gestion des personnels ». Le SNUipp considère qu’il s’agit là d’un nouveau moyen de contourner le paritarisme et ses syndicats représentatifs, seuls vrais garants des droits des personnels, d’une part et de faire éclater les règles nationales à terme.

Suite à une intervention du SNUipp auprès du ministère, il a été précisé que le volet « ressources humaines » ne concernait pas pour l’instant les personnels du premier degré. Ce sont les champs « pédagogique » et « vie scolaire » qui devraient concerner les écoles. Les directeurs ne participeront pas au recrutement des enseignants, les postes ne sont pas profilés. Mais jusqu’à quand ?

Le programme CLAIR, c’est d’abord préparer une école à deux vitesses. C’est une réelle perte d’ambition pour l’éducation prioritaire !

 

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